Le Hood au Sénégal : Partie 2

Vous êtes prêts les enfants ? …. J’AI PAS ENTENDUUUUU !

bob leponge

Seuls les vrais sauront reconnaître cette référence

La semaine dernière, on s’était arrêtés au moment où je sortais de l’avion pour vivre cette incroyable expérience que mon séjour Ethique et Humanitaire au Sénégal.

Je nous revois sortir de l’avion, le personnel de l’aéroport de Dakar nous souhaitant la bienvenue au « Pays de la Teranga ». Pas sûres d’avoir compris, on sourit, claquées puis on file faire la queue pour la vérification des passeports. Et là, frayeur : l’une des nanas du campus de Paris ne retrouve pas son passeport. Un peu de stress, de la fatigue et surtout, des râlements. On attend une petite demi-heure, puis une nouvelle heure pour récupérer nos bagages. J’échange mes 100€ pour obtenir 65 000 francs CFA. ( Le premier qui fait une vanne sur Amandine du 38 et ses 333 000 francs, je l’assome). Et clairement, j’ai beau savoir que le taux de change est assez incroyable en Afrique de Nord, je me sens un peu comme la reine du pétrole. (Ce qui est plutôt ridicule, quand on sait que je vais tout dépenser dès le premier jour).

On saute dans le car qui nous attend, un homme prend la parole pour se présenter. C’est Malick, notre guide pour tout le séjour. Il est accompagné de Mohammed, son collègue et Bala au volant, sera notre chauffeur.

« En France, vous laissez le temps vous tuer, ici au Sénégal, c’est nous qui tuons le temps ».

Tout est dit.

Les visites

Carte sénégal

Nous passons les deux premiers jours à Dakar, afin de découvrir la capitale. Puis nous monterons ensuite à Saint-Louis, pour retrouver l’association Maison de la Gare.

On commence par un tour dans la ville dans deux « cars rapides », de vieux bus très colorés. Le Monument de la Renaissance Africaine, le quartier des affaires de Dakar… c’est une autre culture, une autre histoire (et un autre code de la route, lol) qui s’offrent à nous.

On enchaîne avec l’ile de Gorée et sa Maison des Esclaves. Autant vous dire que l’on s’en est pris plein les yeux, plein la tête. Sur cette île, il n’y a que l’artisanat qui permet de vivre correctement. Donc autant vous dire que les habitants sont quasi tous vendeurs, et que pour contrer l’immense concurrence, certains ont élaboré d’incroyables techniques pour amadouer les touristes.

Vous vous souvenez quand j’ai dit que je me sentais comme la reine du pétrole ? En reprenant le bateau pour quitter l’ïle, il ne me restait plus que 15 000 francs CFA, soit plus ou moins 23€.

giphy (1).gif

Nous devons déjà quitter Dakar pour prendre la route en direction de Saint-Louis, mais entre les 2, il et prévu que nous fassions l’escale la plus attendue du séjour :   passer une nuit complète dans le « Petit Sahara » ou désert de Lompoul. Pourquoi la plus attendue ? Car sans aucun doute la plus dépaysante et la plus originale.

De l’immense couscous partagé sous la plus grande des tentes, au spectacle de danse africaine à la lumière des flammes en passant par nos longues discussions sous la nuit étoilée, tout était fondamentalement incroyable. Après une petite randonnée dans les dunes, il est déjà temps de repartir, pour réaliser ce pour quoi nous sommes partis.

La dimension humanitaire du séjour

J’avais beau m’y être préparée, c’est quelque chose qui m’angoissait. Premièrement, car je n’étais retournée qu’une fois en Afrique avant ce voyage et que mes souvenirs étaient quand même assez flous. Ensuite, parce que personne n’ignore le côté dur, parfois choquant des expériences humanitaires : je partais avec la conviction que ce séjour allait « me changer », sans pour autant pouvoir prédire comment.

Ces enfants qui mendient, ce n’est pas une blague, on en croise partout à Saint-Louis. Beaucoup ont le regard qui fuient dès qu’on leur adresse un sourire et refusent de donner leur prénom.

Une journée type à La Maison de la Gare se déroule à peu près comme suit :

Les premiers enfants arrivent aux alentours de 16h, après leur journée en daara. On se dispatche en plusieurs groupes :

  • ceux qui les lavent, trient leurs vêtements
  • ceux qui font la lessive des vêtements
  • ceux qui vont faire quelques courses pour acheter du pain et préparer les goûters
  • ceux qui les attendent à l’infirmerie
  • ceux qui les font jouer en groupe : foot, chants, jeux collectifs
  • ceux qui donnent cours : mathématiques et français
  • ceux qui leur lisent des histoires dans la petite bibliothèque.

Après la distribution du « goûter » vers 20h , les enfants doivent partir, l’association n’ayant pas les moyens de les accueillir. Ils sont obligés de rejoindre leur dara, ou dormir je ne sais où.

C’est dur, car beaucoup refusent de partir. Il faut alors les chasser.

Je n’ai pas énormément de photos de notre présence à l’association, car je voulais avant tout vivre cette aventure, plutôt que de me fabriquer des souvenirs. Mais même sans photos, des tas d’éléments se sont imprimés dans mon esprit :

  • La pauvreté, le choc éprouvé en voyant les cicatrices et blessures de certains enfants, l’état des vêtements que j’ai dû laver : beaucoup étaient tâchés de sang, d’autres n’étaient simplement plus portables car trop sales ou trop déchirés.
  • De notre retour en car, après avoir passé la première journée avec les enfants : nous avions beau être quarante dans ce car, il régnait un silence presque étouffant. Entre les bénévoles qui pleuraient discrètement et les autres, assommés par ce qu’ils venaient de vivre et de découvrir, on a affronté un véritable mélange d’émotions, une claque, une vague.
  • De l’émotion dans la voix de Noël, l’un des gérants de l’association, après que nous ayons restitué l’intégralité de ce que nous avions récolté en France : une pièce entière avait été remplie de vêtements, livres, médicaments etc. Il nous avait alors remerciés, la voix tremblante.
  • Du dévouement et de l’acharnement des membres de l’association Maison de la Gare. Tous les membres que nous avons rencontré ont moins de 30 ans et travaillent à temps plein à l’association. Tous savent clairement qu’ils ne pourront pas sauver tous ces enfants de la pauvreté, des rues ou de la délinquance (ils ont eu l’honnêteté de nous le dire) mais ils poursuivent leur travail et leur accompagnement, car c’est une évidence pour eux.
  • Enfin et surtout, des enfants. De l’énergie qu’ils dégageaient. Je vous jure, se retrouver au milieu de 70 enfants qui chantent à l’unisson et dansent autour de vous, c’est purement incroyable, et j’en avais réellement des frissons.

 

Le bilan

Je ne pensais pas que l’on pouvait vivre autant de choses en si peu de temps, éprouver autant d’émotions en une seule heure et être autant émerveillée en une seule semaine… Je pourrais créer un blog entier pour cette seule expérience, mais je vais synthétiser en vous parlant de ce dont je me souviendrai :

  • Le Sénégal est surnommé le « pays de la Teranga« , ou « l’hospitalité ». Si vous saviez comment c’est mérité ! Là-bas, c’est tout à fait normal de dire « Bonjour, ça va ? » à un inconnu. On cuisine pour vingt personnes comme on cuisine pour trois, que ce soit au marché ou à l’aéroport, on s’adresse à toi avec respect, attention et gentillesse. 
  • Des presque 78 personnes différentes qui se sont adressées à moi en wolof, croyant que j’étais sénégalaise, face à qui je devais bégayer en français que je ne maîtrisais pas du tout pas la langue.
  • De la gentillesse, la passion et la patience de nos deux guides Malick et Mohammed, mais aussi de Bala, sans qui ce voyage n’aurait certainement pas été le même.
  • De la beauté de la ville de Saint Louis, de sa chaleur, de sa culture, de ses coutumes, c’était à mes yeux, purement magnifique
  • Même les heures passées dans le car était géniales : vivre cette expérience avec de quasi inconnus, c’est l’occasion de créer de beaux liens, que je n’appellerai ni amitié, ni fraternité, mais quelque chose d’autre, indescriptible.
  • De toutes ces rencontres, parmi les talibés, les plus grands, les plus jeunes, les proches de l’asso, les amis de nos guides, la troupe de danse dans le désert… de belles personnes, de beaux échanges qui ouvrent l’esprit et le coeur. (Jsuis super fière de cette phrase).

 

 

35078844_10209251028231473_2728840817639686144_n

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’en manque que deux, et l’équipe est au complet ! 

 

J’espère sincèrement avoir rendu ce récit le plus précis possible et que vous avez réussi à l’apprécier, ne serait-ce que très légèrement, autant que moi j’ai adoré le vivre.

Pour ceux qui posent la question, on a pour projet de faire partir un nouveau container pour l’association, courant août , l’objectif étant de ne pas faire seulement une expérience en one-shot, car c’est le risque avec l’humanitaire.

Et oui, bien sûr, j’adorerais y retourner. Plus longtemps cette fois-ci.

Mille fois oui.

Des bisous mes beautés,

 

 

 

Publicités

Le Hood au Sénégal : Partie 1

Bon, j’ai mis un peu de temps à écrire cet article. Tout simplement car je suis de celles qui n’aiment pas écrire à chaud. (Comprenez que j’avais un peu la flemme) mais : chose promise, chose dûe : je viens vous raconter mon séjour Ethique et humanitaire au Sénégal, dont l’objectif était de venir en aide aux enfants talibés de Saint-Louis.

J’ai décidé de scinder mon article en deux parties, pour ne pas en faire un seul, qui soit trop long !

Le projet

Pour vous mettre un peu en contexte, on m’a présenté cette opportunité en décembre, à mon école : rdv surprise à 13h, dans l’amphi. On nous évoque les voyages organisés chaque année (Vitenam, Etats-Unis etc) et de la volonté d’une démarche humanitaire pour 2018. Cette année, ce sera le Sénégal ! Perso, ça ne me parle pas trop, je ne me suis jamais vraiment renseignée sur ce pays. Mais on nous parle des visites, des lieux à découvrir, mais aussi et surtout, de la situation des enfants talibés là-bas.
Qu’est-ce que c’est ?
Je vous remets le documentaire réalisé pour Quotidien que j’avais partagé dans un autre article : c’est le meilleur moyen pour comprendre la situation actuelle au Sénégal, mais aussi dans beaucoup de pays africains musulmans.

//www.tf1.fr/embedframe/282888chuPP3r13519221

On nous explique que sur place, nous viendrions en aide à une association similaire à celle qui a été citée dans le documentaire de Quotidien. Il s’agit ici de l’association Maison de la Gare : basée au coeur de la ville de Saint-Louis, elle peut accueillir une petite centaines d’enfants par jour afin de leur offrir des soins médicaux, leur permettre de jouer, lire, apprendre les bases du calcul et de la lecture … l’objectif est d’offrir à ces jeunes garçons, pendant quelques heures, l’innocence de la vie d’un enfant.

On ne se laisse pas tellement le temps de la réflexion et on signe, avec deux copines, sans trop savoir à quoi s’attendre réellement : nous serons 40 à partir, une partie du campus de Lille et l’autre partie celui de Paris.

Des infos sur l’association Maison de la Gare Saint-Louis :

Site internet : http://www.mdgsl.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/groups/65385443714/

La préparation

Bon, j’ai vite compris que je ne partais pas en vacances à l’île de Ré et qu’il fallait un minimum de préparation (et de dépenses) : 150€ de vaccins, 60€ de crème solaire / gel physiologique / spray anti-moustiques, 100€ de nouveau vêtements légers et qui couvrent les épaules (car, au sein de l’association, il est interdit pour les filles d’avoir les épaules découvertes). Perso, je commence à douter : alors oui, ça promet d’être une belle aventure, mais je ne suis clairement pas P. Diddy !

giphy.gif

Nous avons aussi des éléments à récolter, avant le départ : vêtements, chaussures, livres scolaires, médicaments , compresses et bandages, outils de jardinage et graines à planter.Mes collègues, super-emballés par le projet, me donnent sans compter : je ne sais même pas si je vais pouvoir tout emmener ! Mais c’est déjà incroyable de voir le soutien de chacun, l’engouement.
Car j’étais un peu sceptique, à vrai dire. J’appréhendais toujours un peu de dire autour de moi que je partais en séjour humanitaire : peur de l’indifférence, ou du « jugement ».

Mais toutes ces craintes se sont envolées au moment où j’ai ouvert ma cagnotte Leetchi pour m’aider à financer une partie du séjour : beaucoup de dons, des mots d’encouragement et surtout des demandes de photos et de souvenirs à mon retour.

Le départ :

Deux mois de compte bancaire à découvert, une valise achetée en speed chez Primark et 18 kilos de vêtements enfant en plus, nous avons décollé le 28 mars, à 15h45.
Alors je vous passe ma panique au décollage, les 6h de films indiens grâce à Air France et le choc thermique en posant les pieds à Dakar. (Je vous signale que j’habite à Lille)

C’est le début de quelque chose de grand. Je le sais.

Et tout s’est enchainé à une vitesse folle.

Je vous posterai la deuxième partie de cet article lundi prochain ! 
Je parlerai en détail des rencontres, de la découverte de la ville de Saint-Louis et du travail auprès de l’association Maison de la gare etc. 

En attendant, je reste dispo pour toutes vos questions ! 
Des bisous

Karina

Les Nanas du mois !

Helloooooo mes beautés !

Aujourd’hui, on revient pas avec une, mais DEUX nanas qui en envoient. (J’essaie un peu de me rattraper de l’absence d’article pour le mois de mars, tavu)

Deux illustratrices, deux styles différents. Mais le même esprit Girls in the Hood.

  • J’ai découvert les illus de SanaaK grâce à Instagram, courant 2015. Elle y illustre de façon très réaliste des moments de sa propre vie, avec de l’humour et beaucoup de vérité. Si bien que l’on a du mal à ne pas s’identifier. De la sape, des meilleures potes, du chill et des grecs, des mecs, du boulot…tout y est. Pourtant, elle ne se contente pas seulement de cela : on y trouve parmi ses créations quelques unes plus engagées : Affaire Traoré, cyber-harcèlement, éducation des jeunes filles à travers le monde… Elle dit ce qu’elle a à dire et profite de son talent et sa notoriété pour mettre le doigt sur « l’actu qui dérange ». On valide, non ?

C’était pour moi la fille dont je lisais les posts qui apparaissaient dans mon fil d’actualités, mais sans aller plus loin : je posais mon like et je passais à autre chose.
Mais elle a, le mois dernier, mis en ligne une petite série d’illustrations. Qui parle d’elle, encore une fois, mais aussi de la dépression, d’un cœur en sale état. Et ça m’a sincèrement bouleversée, parce que c’est beau, poétique et que c’est la première fois que j’ai réellement été touchée par une illustratrice.

Je n’ai pas envie de tout dévoiler, je préfère laisser à l’artiste le soin de vous emmener avec elle. Voici la première partie de la série, dont la suite est à venir :

ob_29f2e1_partie0-01

Pour la suite, voici son instagram ET son blog

  • J’ai découvert la seconde plus tard, en début de cette semaine. Mais j’ai tout autant été bluffée. Bien moins connue que SanaaK (et en même temps, ce n’est pas le même registre), Julianakicin_ est bordelaise, visiblement et est en activité depuis plusieurs années. Difficile d’en trouver plus, si ce n’est que quelques oeuvres mise en ligne sur un ancien compte tumblr. Mais c’est encore une fois sur Instagram qu’elle commence tout doucement à briller, et pour cause : elle retravaille les pochettes d’albums des pointures du Rap : Booba, Niska, Lomepal, Hamza etc… et pas n’importe comment : elle remplace les photos des artistes masculins par des figures féminines !

Voyez par vous-même :

Son instagram, c’est ici 

 

Voilà, c’est tout pour moi…

 

Des bises mes beautés ! 😀

Le (dés)amour du rap français à la TV

Le rap a beau être apparu en France au début des années 80, (il y a donc presque 40 ans) il est aujourd’hui encore considéré comme un genre musical « à part ».

L’un des exemples les plus évidents est celui des Victoires de la Musique qui, chaque année, préfèrent récompenser la « musique urbaine » (et non le rap) et qui ont trouvé tout à fait normal de nominer Fatal Bazooka en 2006.

 

Un autre exemple qui a beaucoup fait parler ces derniers temps est celui des émissions « d’information » (Salut les Terriens et On n’est pas couchés pour ne pas les nommer) qui proposent des interviews d’artistes à mi-chemin entre mépris et incompréhension.

Qui n’a pas entendu parler de ces « assassinats » en bonne et due forme perpétré par Ardisson, Ruquier et leurs équipes de chroniqueurs ?

Qui n’a pas été au bord du malaise en entendant ces vannes approximatives sur le monde du hip-hop, ces noms & prénoms écorchés par l’animateur, à la manière d’un retraité qui se veut « dans le mouv » ?
Allez, pour se rafraîchir la mémoire, on se repasse le podium des interviews de rappeur les plus gênantes de la TV française.

NUMERO 3 : 1995 sur le plateau d’On n’est pas couchés en 2013

« Je vous avoue que je n’ai pas été frappée par la différence majeure entre vos textes et il est question de flingues, de tasspé, de bagnoles. Je n’ai pas eu l’impression d’être en face d’un texte fracassant de nouveauté. »

NUMERO 2 : Siboy sur le plateau de Salut les Terriens, 2017

Ici aussi, je voulais prendre une citation représentative, mais je n’ai pas su choisir entre les 35 blagues douteuses et le 20 dernières secondes de l’interview particulièrement gênantes. Pardonnez-moi svp. 

NUMERO 1 – La palme du malaise : Vald, sur le plateau de Salut les Terriens 2017

« Vous n’êtes pas vraiment un rappeur comme les autres : vous n’êtes pas noir, vous ne passez pas vos journées en salle de muscu et vous savez que le verbe « croivez » n’existe pas ». 

C’est en partant de ce constat que le rappeur belge Romeo Elvis nous régale d’une belle parodie de ces émissions d’information où l’on invite des rappeurs pour tourner en ridicule leur art et le hip-hop en général. Tout y est (à peine) exagéré, mais je vous laisse découvrir par vous-même.

Bon, on essaie de conclure en se disant « qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer « , mais c’est toujours un peu affligeant de constater ce fossé entre deux mondes et deux générations, qui semble entretenu par ces « journalistes ».

On se console quand même avec la jolie punchline de Deen Burbigo : « Il nous détestent mais leurs gosses nous demandent des selfies » car qu’on le veuille ou non, le rap est aujourd’hui le genre musical le plus streamé sur les plateformes digitales françaises. 

 

Des bisous mes beautés !

Je valide, valide pas N°1

Hello mes girls !

J’espère que tout va bien pour vous ?

Aujorud’hui on revient avec un petit article au format rapide et sympa, un peu sur le même modèle que celui sur la Journée des Droits des Femmes.  

Mais aujourd’hui, je n’avais envie que de mettre des choses positives en avant, alors on oublie la partie « Je valide pas ».  Voici tout ce qui m’a réjouie ces derniers jours :

Je valide :

  • Arte et Instadrama : une courte émission, diffusée tous les dimanches.
    Le but ? Parodier les comptes Instagram des plus grandes célébrités : David Beckham, Bella Hadid etc, chacun en prend pour son grade, et c’est franchement drôle. Qui a dit qu’Arte c’était pour les vieux ?


  • Le TedX de Jonathan Lemann sur les Antisèches du Bonheur. Elle a beaucoup été partagée à mon travail, et je l’ai trouvée percutante, alors je vous la met ici. De belles paroles impactantes et inspirantes, notamment sur notre capacité à percevoir le bonheur.

  • On s’est toutes déjà retrouvées dans la situation où l’on commande la combi de nos rêves qui va comme un gant sur la mannequin métisse d’1m80 du site et qui une fois enfilée sur nous, nous donne l’allure d’un vulgaire Teletubbies. N’est-ce-pas ?of the day dance GIF-downsized
    En plus de ne plus cacher les vergetures et autres jolies imperfections de leurs modèles, de permettre un aperçu en vidéo de ses articles, ASOS (mon amour) nous propose aujourd’hui une solution qui en aidera plus d’une : il nous permet aujourd’hui de voir  ce qu’un même article peut donner sur plusieurs morphologies différentes. Alors ce n’est pas encore valable pour tous les articles, (en même temps, vu la quantité qu’ils proposent, c’est normal ) mais la démarche est suffisamment géniale pour que je la mentionne ici.

–> Un exemple d’article ici

  • La sortie de « Body Lava », l’enlumineur pour le corps de Fenty Beauty, la marque de cosmétiques de notre Riri bien-aimée.
    On ne sait pas à quoi ça sert, mais c’est trop beau.
  • Le Hood s’est exporté !  D’abord Nantes, puis Lille c’est maintenant au Sénégal que je me suis installée… Bon, calmez vous, c’est pour 10 jours. Le départ, c’était le 28 mars et je suis rentrée hier matin. L’objectif était de vivre une belle aventure humanitaire auprès des garçons talibés. Des talibés ? Qu’est-ce-que c’est  ?

Et no stress, je suis déjà en train de vous préparer un article complet, dédié à ce voyage, avec photos et témoignages 🙂

Voilà, l’article est un peu court, je suis d’accord, mais promis, les prochains seront plus travaillés !

D’ici là, je vous fais des bisous …

A très vite bitches 😀

Je valide / Valide pas : La Journée des Droits des Femmes

Le principe du « Je valide, valide pas » c’est simple : on fait l’inventaire des choses qui nous ont marqué ces derniers temps, positivement ou négativement.
Il me semble que c’était impossible de le rater : nous sommes le 8 mars 2018 aujourd’hui c’est la Journée des Droits des Femmes (et non : la journée de la Femme). Petit tour des faits et anecdotes qui ont attiré mon attention.

Je valide :

    • La journaliste Audrey Crespo-Mara, ce matin, a eu la superbe idée de « faire subir » à son invité politique du jour, une interview sexiste, en posant les questions qui ne sont, généralement, posées qu’aux femmes. Simple, basique. Pour voir l’extrait, avancez directement à 5:22 min.

//www.tf1.fr/embedframe/922760chuPP3r13525093

  • Sur Snapchat : la story de Konbini intitulée 7 Hymnes féministes Hip-Hop Une super façon de (re)découvrir de grandes artistes comme Queen Latifah, les Salt’N’Pepa et autres nanas badass qui ont porté le hip-hop féminin. La story est encore en ligne sur snap, alors fonceeeez !

konbini snap

  • Mouv Radio : Pour sa matinale, qui a remplacé TOUS les animateurs de son équipe par des animatrices ! Et c’est la journée entière qui est dédiée à l’évènement : les DJ masculins récurrents laissent leur place à des femmes spécialement pour aujourd’hui et on met à l’honneur les meilleures rappeuses du moment !mouv
  • Le quotidien Libération qui augmente son prix… uniquement pour les hommes : en effet, pour aujourd’hui seulement, le journal s’achetait à 2,50€ pour Messieurs contre 2€ pour nous, Mesdames. Pourquoi ? Pour protester tout simplement contre les inégalités salariales car aujourd’hui encore, pour un même poste, un homme est en moyenne payé 25% de plus qu’une femme.
  • Google met aussi la main à la pâte, avec ses Doodles quotidiens. Le plus célèbre des moteurs de recherche nous présente pour cette journée pas moins de 12 courtes BD créées par des dessinatrices. C’est super beau.

Je Valide pas :

    • La palme de la phrase bateau revient à … Brigitte Macron, qui a décidé de ne participer à aucun événement de particulier pour le 8 mars, car « c’est tous les jours la Journée des femmes ». On parie qu’elle dit la même chose pour la Saint Valentin ?
    • Planet Wash à Rouen, une station de lavage de voitures, a eu la bonne idée de proposer à toutes les femmes de laver gratuitement leur voiture. Comme quoi, parfois, il n’y a pas QUE l’intention qui compte.
    • Il en va de même pour la plupart des opérations commerciales mises en place spécialement pour ce jour.

Et moi, je vous ai préparé une super playlist intitulée Girl Power, rien que pour vos petites oreilles. Des classiques qui motivent, toutes époques confondues, par des vraies badass comme Diams, ou Cardi B et bien d’autres.

De rien.

A très vite mes beautés !

Des bises,

Karina

Sapée comme jaja : ma wishlist d’Avril !

Hello ! J’espère que vous allez bien ?

On est sur le point de finir le mois de Mars. Et même s’il est encore drôlement long, il signe surtout l’arrivée du printemps.
Alors oui, c’est sûr, d’ici là, on va encore se farcir la pluie, peut-être même la grêle et le vent. Mais c’est surtout une bonne excuse pour claquer sa maille dans de nouvelles sapes. Et ce n’est pas vous qui allez me contredire.

tableau pinterest

Vous voulez en voir plus ?
Rdv sur Pinterest ici 

Qui a dit qu'il fallait être glamour H/24 ?